Niger : le gouvernement et les acteurs de la commercialisation du GPL s’accordent sur les prix.

Après plus de trois mois de tiraillements sur la praticabilité des prix du gaz pétrole liquéfie, autorités, centres emplisseurs et revendeurs sont arrivés samedi à un accord ont annoncé les trois parties au cours d’un point de presse.

Nigerfocus le 4 janvier 2026– Dans un communiqué conjoint lu par Samaila Abass, ce samedi, le Groupement des Professionnels du Gaz (GPG) et de le SYNAREG (Syndicat National des Revendeurs de Gaz) annonce « la reprise complète des activités de distribution de gaz GPL sur toute l’étendue du territoire ».

« La situation étant désormais stabilisée, les prix officiels seront rigoureusement appliqués sur tous les points de vente », ont-ils indiqué.

Ainsi la bouteille 6 kg sera vendue à 1 800 FCFA et celle de 12,5 kg à 3 750 FCFA.

Malgré la production du GPL au niveau de la Société de raffinerie de Zinder (Soraz), les acteurs de la commercialisation ont rappelé les raisons du non-respect des prix en vigueur.

Selon eux, cela est dû à l’insuffisance de la production nationale à couvrir les besoins nationaux « fortement accrus du fait de l’utilisation du gaz dans les activités de jardinage », les difficultés rencontrées dans l’importation du produit et le non-respect par certains centres emplisseurs de la règlementation notamment « leurs obligations d’assurer la livraison et le ramassage des bouteilles, le remplissage des bouteilles autres que celles leur appartenant » et des pratiques diverses de fraudes et spéculations.

Le Niger a démarré la production de GPL en 2012 avec le démarrage des activités de la Soraz, pour atteindre en 2020 un peu plus de 60 000 tonnes, selon des statistiques officielles. Il est principalement utilisé dans le pays pour cuisiner.

C’est pourquoi le ministre du commerce et de l’industrie Abdoulaye Seydou a promis d’assurer « le respect strict de la réglementation, de la loi au grand bonheur de la population ».

« Notre mission, c’est également de protéger et promouvoir le secteur privé  dont les professionnels de gaz constituent un maillon essentiel », a-t-il indiqué au cours de la cérémonie.

En août 2024, le Niger a décidé de suspendre l’exportation du GPL afin de faire face aux sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Des sanctions imposées à la suite du coup d’Etat ayant vu l’arrivée au pouvoir du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP).

IL/bb (www.nigerfocus.com)  

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