Journée nationale de la liberté de la presse : « la dépénalisation des délits commis par voie de presse est un acquis qui ne signifie pas une licence pour tout faire » ( ministre).

Une célébration qui se déroule dans un contexte marqué par l’affirmation de la souveraineté et la montée d’une guerre communicationnelle.

Nigerfocus le 30 novembre 2025 : Dans un message prononcé à la veille de cette célébration, le ministre de la communication, Adji Ali Salatou a indiqué que le Niger célèbre ce “jour symbolique” alors que “nous naviguons dans un contexte géopolitique complexe et que nous sommes engagés dans une refondation essentielle de notre État”. 

En effet, a-t-il poursuivi, le Niger en pleine transformation doit faire face à des enjeux multiples alliant les crises sécuritaires aux tensions géopolitiques qui exacerbent la guerre communicationnelle dans laquelle nous engage certaines puissances étrangères. 

Le 30 novembre 2011, l’ancien président de la République Issoufou Mahamadou, a signé la “Déclaration de la Montagne de la table”, un texte qui appelle à accompagner les progrès économiques et politiques par le respect de la liberté de la presse. Elle n’est pas un texte contraignant.

Au Niger, plusieurs textes de loi garantissent la liberté de la presse. Cependant pour le ministre de la communication, la liberté de la presse doit s’accompagner des responsabilités. 

La dépénalisation des délits commis par voie de presse est un acquis qui ne signifie pas une licence pour tout faire, ni que les journalistes sont des citoyens au-dessus des lois”, a estimé M. Salatou ajoutant que la liberté des journalistes s’arrête là où véritablement commence celle des citoyens qui ont aussi le droit d’être protégés contre les abus et déviations de certaines pratiques journalistiques, peu soucieuses de règles d’éthique et de déontologie du métier. 

Évoquant l’influence du numérique sur la pratique du journalisme, le ministre de la communication a souligné que le développement de la communication digitale et des réseaux sociaux met à “rude épreuve cette liberté de la presse”. 

Avec la montée en puissance des plateformes numériques, les fausses informations circulent rapidement, affectant la production d’une information fiable et partant la perception du public et la cohésion sociale”, a-t-il expliqué.

Les acquis pour la presse.

Dans ce message, le ministre de la communication à également rappelé les avancées enregistrées avec les recommandations du comité ad-hoc mis en place par le Premier ministre au cours de cette année. Ce qui a permis un allègement fiscal de 90% pour les entreprises de presse, “le libre exercice du métier de journalisme dans le respect de l’éthique et la déontologie”, la mise en place de la mise en place effective de l’Observatoire national de la communication et la proposition de la soumission des médias au régime de l’impôt synthétique dans la loi de finances 2025. 

En perspective, il prévu la formation et le renforcement des capacités des journalistes en matière de journalisme d’investigation, de déontologie et de nouvelles technologies, l’accès aux informations publiques et aux ressources nécessaires pour le travail journalistique en garantissant la transparence des institutions et la sensibilisation à l’éthique par la promotion d’une culture de l’éthique dans le journalisme pour lutter contre la désinformation, la mésinformation et encourager des pratiques responsables. 

IL/bb (www.nigerfocus.com

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