
Il s’agit de Hamadou Tini, expert comptable et auditeur basé à Dakar. Il aura la lourde tâche de conduire la politique pétrolière du Niger.
Nigerfocus le 6 janvier 2026- Aux termes d’un décret signé par le président nigérien, le général d’armée Abdourahamane Tiani, M. Hamadou Tini est nommé ministre du Pétrole, en remplacement de Dr Sahabi Oumarou en poste depuis août 2024 a annoncé le gouvernement dans un communiqué lu sur les médias publics.
M. Tinni est la troisième personnalité à occuper le poste depuis l’arrivée au pouvoir du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) en juillet 2023.
Après Mahamane Moustapha Barké et Dr Sahabi Oumarou, Tini va occuper ce poste stratégique de la politique économique du Niger.
Hamdou Tini, expert auditeur.
Hamadou Tini est Associé chez Mazars, une organisation internationale spécialisée dans l’audit, le conseil et divers services au Sénégal, où il dirige l’activité d’audit et de commissariat aux comptes.
Selon plusieurs sources, avec une vingtaine d’années d’expérience, M Tini est accusé d’être rigoureux et pointilleux dans ses activités.
Le nouveau ministre arrive au Niger dans un domaine qu’il connaît déjà pour avoir mené au moins deux audits sur la gestion du pétrole.
Dans une biographie publiée il est dit que Hamadou Tini a conduit d’importantes missions de diagnostic financier et organisationnel, d’études de faisabilité sur des instruments financiers, ainsi que la mise en place de marchés hypothécaires et de titrisation des créances, contribuant à l’adoption de référentiels comptables pour les systèmes financiers décentralisés.
Un auditeur remplace un juriste.
L’arrivée de M. Tini est considérée comme une nouvelle étape dans la gestion du pétrole, devenu depuis 2012, début de son exploitation, une mamelle de l’économie nigérienne. Le pétrole a généré en 2024 plus de 200 milliards de FCFA en 2024. Malgré ces résultats, l’exploitation connaît de sérieux problèmes.
D’une part, il y a une tension entre le gouvernement du Niger et la société chinoise CNPC. Une tension liée au personnel, notamment les expatriés chinois, à la gestion du pipeline Niger-Bénin et les dividendes issues de l’exploitation et l’exploitation du brut.Une tension que son prédécesseur Dr Sahabi Oumarou, juriste de formation, a tenté de résoudre par l’application de la loi nigérienne en matière d’expatriation.
D’autre part, la question sécuritaire occupe une place importante dans l’exportation du brut vers le Bénin. En effet, les groupes armés terroristes vandalisent régulièrement le pipeline dans les régions affectées par le territoire.Il est donc attendu de lui un audit du pétrole longtemps attendu par les Nigériens.
Pour rappel, le Niger a commencé l’exploitation du pétrole en 2012 avec une production journalière de 20 000 barils par jour. Elle sera portée à 110 000 barils par jour à partir de novembre 2023 pour permettre une exportation de 90 000 barils à travers pipeline de près de 2 000 km entre le site d’Agadem au port béninois de Semé.
BB (www.nigerfocus.com)
