
Le porte-parole de l’armée congolaise, le général Sylvain Ekenge, affirme que des renseignements transmis par le général François Kamanzi ont permis de neutraliser plusieurs officiers rwandais. Il évoque également une conversation interceptée qui aurait révélé un projet de remplacement de Sultani Makenga.
Le général François Kamanzi, présenté comme un informateur ayant collaboré avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), aurait finalement été identifié comme un agent double. C’est ce qu’a affirmé le général Sylvain Ekenge, porte-parole de l’armée congolaise, dans une déclaration rapportée par Daniel Michombero Batubenga.
Selon le général Ekenge, les renseignements transmis par François Kamanzi auraient contribué à plusieurs opérations militaires. « Le général François Kamanzi nous a permis de neutraliser plusieurs officiers rwandais », a-t-il déclaré, précisant que plusieurs de ces officiers seraient actuellement détenus à Kinshasa.
Mais la collaboration présumée de cet officier aurait pris une autre tournure après l’interception d’une conversation impliquant Joseph Kabila. D’après le porte-parole des FARDC, l’ancien président congolais aurait promis à Kamanzi de le placer à la tête des forces dirigées par Sultani Makenga.
« Nous nous sommes alors rendu compte qu’il était un agent double », a expliqué Sylvain Ekenge, faisant référence à cette découverte qui aurait conduit les services militaires à revoir leur appréciation du rôle joué par François Kamanzi.
Cette déclaration soulève ainsi des interrogations sur les réseaux de renseignement et les rapports entre certains acteurs militaires congolais et rwandais, dans un contexte marqué par la persistance des tensions sécuritaires dans l’est de la RDC.
À ce stade, les éléments rapportés reposent sur les affirmations du porte-parole des FARDC. Les circonstances précises de l’interception évoquée, la nature des renseignements transmis et les éventuelles suites judiciaires de cette affaire n’ont pas été détaillées dans la déclaration citée.
Les accusations visant Joseph Kabila et François Kamanzi restent donc à établir sur la base d’éléments vérifiables et, le cas échéant, de procédures judiciaires.
Sources : Terre d’Afrique TV
