Au Niger, le gouvernement met en exécution une réglementation sur les sociétés de sécurité privée. 

Quelque 400 sociétés de sécurité privée du Niger ont été dissoute par le ministre de l’Intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du territoire. 

Nigerfocus le 19 septembre 2025 : Dans un arrêté signé le jeudi 18 septembre 2025, en application du décret portant “réglementation des activités des sociétés de sécurités privées” au Niger, 400 société de sécurité privée ont été dissoutes. 

Le Général de division Mohamed Toumba, signataire de l’arrêté n’a pas donné d’autres  explications sur les motivations de cette décision.

Tout contrevenant aux dispositions du présent arrêté s’expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur”, a-t-il fait savoir.

Cette décision ministre de l’Intérieur fait suite à une autre prise en juin 2024 où trois entreprises du domaine ont vu leur autorisation retirée. Il s’agissait de Sécuricum, de Manga sécurité et de Gadnet. Trois sociétés accusées d’être gérées par des ressortissants non nigériens. 

En novembre 2024, le gouvernement du Niger a annoncé l’arrestation d’un ressortissant français accusé d’un agent de la DGDSE. 

Que dit le décret de février 2025   

Selon le décret du 7 février 2025, les promoteurs, dirigeants ou gérants des sociétés de sécurité privée doivent être de nationalité nigérienne, et seront soumis au préalable à une enquête de moralité par les services compétents de l’Etat, avance le communiqué.

La nouvelle réglementation prévoit entre autres dispositions, l’interdiction d’exercer des activités régaliennes des forces de défense et de sécurité, de la nécessité de disposer d’une autorisation d’exercice préalable valable pour une période de cinq ans, renouvelable et qui est personnelle et non transférable, des obligations imposées aux promoteurs/gérants et aux personnels des sociétés de sécurité privée, ainsi que des dispositions sur le port des armes civiles et des équipements de sécurité conventionnels.

Le décret prévoit des contrôles permanents du ministère chargé de la sécurité publique à travers la commission de contrôle et de suivi des activités des sociétés privées de sécurité, des sanctions administratives et pénales en cas de manquement aux obligations liées à l’exercice des activités des sociétés de sécurité privée. 

Les promoteurs, dirigeants ou gérants des sociétés de sécurité privée doivent être de nationalité nigérienne, et seront soumis au préalable à une enquête de moralité par les services compétents de l’Etat, avance le communiqué.

IL/bb (www.nigerfocus.com

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