
Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin) a revendiqué hier, dans un communiqué les attaques menées, très tôt dans la matinée du samedi 25 avril 2026, contre des cibles militaires, civile et stratégiques. Le ministre malien de la Défense nationale, Sadio Camara a perdu la vie dans l’attaque de son domicile dans la ville militaire de Kati.
Nigerfocus le 27 avril 2026 – Le gouvernement malien a décrété un deuil de deux jours à compter de ce lundi 27 avril 2026 suite au « décès tragique » du Général d’armée Sadio Camara dans l’attaque kamikaze qui a visé son domicile de Kati.
« Le gouvernement du Mali a le profond regret d’annoncer le décès tragique du Général d’armée Sadio Camara, ministre d’Etat, ministre de la Défense et des anciens combattants », a annoncé le gouvernement dans un communiqué lu à la télévision malienne par le Général de Brigade, Issa Ousmane Coulibaly, ministre de l’administration territoriale, porte-parole du gouvernement.
« Les drapeaux sont mis en berne sur tous les bâtiments et édifices publics pendant toute la durée du deuil », a précisé le porte-parole du gouvernement malien.
Parti arme à la main
Selon le communiqué du gouvernement malien, un véhicule piégé conduit par un kamikaze a visé la résidence du dudit ministre qui a engagé « des échanges avec des assaillants dont il a reçu à éliminer certains ».
Au cours « d’intenses affrontements il a été blessé puis transportés à l’hôpital où il a malheureusement succombé », a déploré le gouvernement malien dans le communiqué. L’effondrement de sa résidence a causé d’autres victimes et la destruction d’une mosquée à proximité ayant entraîné la mort des certains fidèles qui étaient à l’intérieur.
Agé de 47 ans, Sadio Camara, était membres du groupe des cinq colonels qui ont le pouvoir en août 2020.
Selon la télévision malienne, né en mars 1979 à Kati, dans la région de Koulikoro, Sadio Camara a suivi une formation militaire à l’École militaire interarmes de Koulikoro (EMIA), dont il est sorti major de sa promotion.
Homme de terrain, il a servi sous les ordres du général El Hadj Gamou jusqu’en 2012, dans la Nord du pays, période marquée par les premières attaques terroristes.
De retour dans l’administration militaire, il a dirigé l’académie militaire de Kati puis le Prytanée militaire. La Chaîne publique malienne reconnaît en lui un encadreur chevronné de la garde nationale.
Les réactions
Dans un communiqué rendu public hier, la Confédération Alliance du Sahel (AES) a estimé ques ces attaques montrent à souhait qu’il s’agit d’actions planifiées et coordonnées de longue date, visant à infliger de nombreuses pertes parmi les forces de défense et de sécurité et à semer la terreur au sein des populations civiles innocentes de la Confédération des États du Sahel et particulièrement, du Mali.
« La persistance de ces agressions barbares et inhumaines porte la signature d’un complot monstrueux soutenu par des ennemis de la lutte de libération du sahel engagée à travers la dynamique confédérale de l’AES », insiste le communiqué.
Tout en soulignant le caractère ignoble, lâche et barbare l’AES estime que ces actes ne sauraient ébranler la volonté des vaillants peuples du Sahel à vivre libres, en paix et dans la dignité.
Aussi elle exprime au peuple malien, au Gouvernement de la République du Mali et aux vaillantes Forces Armées Maliennes (FAMa), sa solidarité totale, inconditionnelle et fraternelle.
« Elle [AES] leur rend un hommage vibrant pour le courage extraordinaire avec lequel ils ont repoussé cette agression barbare en mettant hors d’état de nuire ces individus d’une autre époque, à la solde d’acteurs animés d’une volonté manifeste de briser sa vision souverainiste », conclue le communiqué.
BB (www.nigerfocus.com)
