
Un homme, dont l’identité n’a pas été révélée, a été arrêté par la police nationale à la suite des plaintes le concernant. Commerçant de son état et titulaire d’un master 2 en comptabilité audit présentait de prétendus malades atteints de pathologies graves et appelait massivement le public à la générosité financière et orientant les donateurs vers des services de transfert d’argent.
Nigerfocus le 6 novembre 2026 – Alertée par une plainte de l’hôpital général de référence le 1er mars 2026, la police ouvre une enquête, localise et identifie le titulaire des comptes et découvre une vaste entreprise d’escroquerie menée méthodiquement depuis janvier 2026, exploitant “sans scrupule la détresse humaine à travers des publications ciblées”.
Une demi-douzaine de cas est citée par la police. Il s’agit notamment du cas de Fatouma où, il demande plus de 10 millions de FCFA pour une prétendue évacuation sanitaire à Ouagadougou (Burkina Faso).
Pour celui Abdourahmane de Tabarkatt, le mis en cause a demandé auprès des internautes près de 1,7 million de FCFA pour soigner une infection pulmonaire grave.
A l’hôpital général de référence, il a alerté sur une grand-mère de 70 ans en détresse cardiaque et respiratoire. Il y a aussi celui d’une mère de jumeaux abandonnée à Bangoula par son conjoint, livrée à elle-même et celle de la grand-mère de Tahoua élevant seule ses petits-fils jumeaux orphelins.
Il modifie la photo de son enfant
Selon la police nationale, au-delà de ces cas fictifs, l’enquête a mis en lumière un “cynisme absolu”.
Lors de son interrogatoire, le mis en cause a reconnu les faits avouant qu’il s’agissait de purs montage l’ayant conduit jusqu’à modifier la photo de son propre enfant, pour fabriquer de toutes pièces une image pathétique destinée à toucher la sensibilité du public et à tromper les généreux donateurs.
Le mis en cause appréhendé à Birni N’Konni (centre sud du Niger) a été retrouvé avec une somme de 548 624 F CFA et une quinzaine de cartes-SIM.
Pour la police nationale du Niger l’identification rigoureuse des abonnés et des cartes SIM constitue un enjeu critique de Sécurité Nationale. Elle a aussi incité la population à plus de vigilance.
Interdiction de diffuser des images des bénéficiaires.
En mars 2026, l’Observatoire national de la communication (ONC, organe des régulation des médias) a interdit la diffusion des images des bénéficiaires des aides humanitaires.
Pour l’organe de régulation, les images des populations vulnérables mises en scène lors des remises des dons sont avilissantes dégradantes et portent atteinte à l’honneur et à la dignité humaine.
Au Niger, des groupes se sont formés pour recevoir des dons pour apporter aides et assistances aux personnes nécessiteuses. Ils sont parfois sollicités par les autorités pour mener des campagnes de sensibilisation sur des thématiques comme la salubrité.
BB (www.nigerfocus.com)
