
Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a autorisé la décaissement de 18 millions de dollars au profit du Niger. Ce qui porte à 346 millions sur les 407,3 millions accordés par le FMI. En retour, le Niger a décidé de revoir le budget général de l’Etat au titre de cette année.
Nigerfocus le 15 juillet 2025 : Le Président nigérien, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a signé, hier lundi 14 juillet 2025, une ordonnance portant première rectification de l’ordonnance du 31 décembre 2024, portant loi de finances pour l’année budgétaire 2025.
“le budget général de l’Etat révisé est équilibré, en recettes et en dépenses, à 2 749,55 milliards, soit une baisse de 283,77 milliards correspondant à – 9,36%”, a indiqué le gouvernement dans un communiqué alors qu’il a été “arrêté initialement en recettes et en dépenses à un montant de 3 033,33 milliards de francs CFA”.
Selon le communiqué du gouvernement, plusieurs facteurs ont impacté sa mise en œuvre dont l’évolution de la situation sécuritaire, la nécessité de prendre en charge certains besoins supplémentaires, la nouvelle configuration du Gouvernement intervenue le 17 avril 2025, la mise en place du Conseil consultatif de la refondation et la mise en œuvre du programme économique convenu avec les partenaires.
Le Secrétariat général du gouvernement du Niger estime que “ la rectification de l’ordonnance de décembre 2024, portant loi de finances est cohérente avec les engagements pris par le Gouvernement dans le cadre de la 6ème et 7ème revue du programme soutenu par la Facilité Elargie de Crédit (FEC) et la Facilité pour la Résilience et le Développement (FRD) du Fonds Monétaire International”.
Une économie solide
Dans cet élan, le conseil d’administration du FMI, a validé lundi la 7ème revue du programme d’aide en cours au Niger, ce qui entraîne le versement immédiat d’une nouvelle tranche de 18 millions de dollars. Ce qui porte à 346 millions le montant total des décaissements déjà réalisés sur les 407,3 millions accordés au total par le FMI.
Dans un communiqué cité par AFP, le directeur général adjoint du FMI, Kenji Okamura, a jugé «globalement satisfaisante» l’avancée des réformes prévues par le gouvernement nigérien dans le cadre du programme d’aide, parmi lesquelles un ajustement de son budget, la mise en place d’une stratégie d’utilisation de ses revenus pétroliers et un renforcement de la mobilisation de ses revenus fiscaux.
Cela malgré les chocs provoqués par «l’instabilité politique, les conflits et des événements extrêmes», M. Okamura a par ailleurs jugé que l’économie nigérienne avait fait preuve de «solidité», et a estimé que les perspectives sont «relativement favorables» en particulier grâce aux revenus générés par l’extraction de matières premières.
M. Okamura a appelé les autorités nigériennes à “une politique d’emprunt prudente, se reposant avant tout sur les financements concessionnels pour éviter un risque de crise de la dette” compte tenu du resserrement des conditions de financement.
Le Fonds anticipe une croissance de 6,6% cette année, en recul par rapport à 2024 (+10,3%) mais qui devrait se stabiliser au-delà de 6% dans les années suivantes, si la situation politique et sécuritaire n’empire pas.
IL/bb (www.nigerfocus.com)
