Niger : c’est parti pour le passeport biométrique AES.

Le secrétaire général adjoint du ministère de l’Intérieur, de la sécurité et de l’administration du territoire, Abdoul-Kader Garba Moussa, a donné ce mardi 15 septembre le coup d’envoi de l’enrôlement de masse pour la passeport biométrique de la Confédération Alliance Etats du Sahel (AES). Devant le portillon de la de Direction de la surveillance du territoire (DST), l’engouement qui est visible.

Nigerfocus le 15 septembre 2026 –  Aux premières de la journée de ce mardi 15 septembre 2026, la direction de la surveillance du territoire connaît une ambiance particulière pour les riverains et les usagers de la route qui mène au rond-point Eglise de Niamey. La présence d’une foule devant la porte et le balai incessant des véhicules administratifs et de service.

A l’intérieur, un dispositif cérémonial d’un côté et de l’autre, les agents du service de passeport qui s’activent à satisfaire la forte demande. Le Niger lance officiellement le passeport biométrique de l’AES.   

Pour Abdoul-Kader Garba Moussa, la cérémonie « révèle une importance toute particulière parce qu’elle consacre l’une des avancées majeures de notre processus de construction de la Confédération AES ».

Lancé officiellement en le 29 janvier 2025 par le Président malien, le général d’armée Assimi Goita alors président en exercice du collège des chefs d’Etats de l’AES et au lendemain du départ définitif de trois pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), le nouvel passeport de l’AES remplace désormais celui de la Cédéao.

Au Niger, l’enrôlement du président et du premier ministre en juillet dernier marque « la volonté manifeste de notre pays à s’inscrire dans la dynamique de l’AES par l’appropriation des textes communautaires », estime le Secrétaire général adjoint du ministère de l’Intérieur.

Le passeport biométrique AES intègre désormais des données biographiques et biométriques ainsi que des dispositifs techniques destinés à renforcer l’authenticité, la fiabilité et la sécurité du document afin de répondre aux des exigences et des normes internationales applicables aux documents de voyage, notamment celles de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale.

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Le dispositif prévoit différentes catégories de passeports correspondant aux besoins spécifiques des usagers et aux exigences de l’administration. Les catégories officiellement retenues comprennent notamment le passeport ordinaire, le passeport de service, le passeport diplomatique, le titre de voyage pour réfugiés et le passeport spécial Hadj sous réserve des dispositions réglementaires applicables à chacune d’elles.

« Chaque catégorie répond à une finalité particulière, mais toutes reposent sur un même objectif, garantir un document fiable, sécurisé et conforme aux exigences de délivrance », a fait remarquer Abdoul-Kader Garba Moussa.

Transparence et accessibilité

Désormais sur les passeports du Burkina Faso, du Mali et du Niger, c’est le logo de l’AES qui sera estampé sur la dernière page. Il remplace celui de la Cédéao dont les derniers modèles qui ont délivrés le jeudi dernier. Au cours de la cérémonie les nouveaux modèles des différentes catégories ont été présentés à l’assistance.

Au niveau des différents postes, les agents de la police veillent au grain sur l’authenticité de chaque document exigé. Le relevé des  empreintes se font de manière automatisée. Plusieurs innovations ont été apportées.

« Le nouveau passeport intègre une page en polycarbonate et les pages du visa sont personnalisées avec des images des monuments culturels nigériens et les éléments de sécurité qui sont évolutifs de dernière génération », a détaillé le Commissionnaire divisionnaire Abdoulaye Mamane Mijinyawa, directeur de la DST au cours d’une conférence de presse.     

Le nouveau passeport coûte entre 29 750 et 45 000 FCFA contre 36 000. Un prix que le Directeur général trouve abordable.

« Même à 45 000, le coup du passeport nigérien est l’un des coûts le plus compétitifs de la sous-région. Le minimum est à 50 000 », a indiqué M. Mijinyawa.     

Pour plus de transparence le paiement de ces frais se fait au moyen électronique avec les sociétés de transfert d’argent (AIRTEL MONEY, AMANA, NITA, etc).

Avec ce lancement, les documents de voyage pour les trois pays de l’AES sont confirmés. La carte biométrique AES est opérationnelle depuis quelques mois au Niger et dans les deux autres pays.

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BB (www.nigerfocus.com)

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