
Le ministre nigérien des mines le Commissaire Colonel Abarchi Ousmane et le Directeur général de MAMICO SA/GoviEx, M. Hoskins Philip Ross ont signé ce mercredi 23 septembre 2026, une convention minière sur le projet minier de Madaouela.
Nigerfocus le 23 septembre 2026 – La signature de la convention minière entre l’Etat du Niger et la société Madaouela mining company constitue « une nouvelle étape dans l’histoire du projet d’uranium de Madaouela », a déclaré le Commissaire Colonel Abarchi Ousmane, ministre nigérien des mines, ce mercredi 23 septembre 2026, lors de la cérémonie de cette signature de convention.
Il met fin à un différend né en 2024, lorsque le gouvernement du Niger avait retiré les droits miniers détenus par GoviEx (devenue Atomic Eagle à la suite de fusion avec Tombador Iron en novembre 2025) sur ce gisement à la suite du coup d’État de 2023.
La procédure d’arbitrage international engagée par GoviEx, suspendue en janvier 2025 le temps des négociations, sera retirée dans les sept jours suivant la signature de la nouvelle convention minière.
Elle constitue également « une nouvelle trajectoire pour une ressource stratégique et pour les ambitions nationales du Niger », a-t-il souligné.
Que prévoit la convention
La convention minière est relative à la reprise et au développement du projet minier d’uranium de Madaouela (Nord du Niger), avec une participation de l’État portée à 40%, contre 10% dans la configuration précédente.
La nouvelle convention prévoit également le versement à l’État d’une redevance initiale forfaitaire de 10 millions de dollars (cinq millions de dollars dans les 30 jours suivant la délivrance du permis d’exploitation, puis un second versement de 5 millions de dollars au démarrage de la construction).
Le projet devrait, en outre, contribuer à la création d’environ 1.000 emplois, notamment au profit des jeunes Nigériens, et accorder une priorité aux entreprises locales dans la fourniture de biens et services, conformément aux exigences du contenu local.
Le gouvernement nigérien conserve le droit d’acheter et de commercialiser une partie de la production à hauteur de sa participation dans MAMICO. Sous certaines conditions, il peut également exercer un droit de préemption ou réquisitionner jusqu’à 50 % de la production de la mine, sans toutefois pouvoir remettre en cause les contrats d’enlèvement déjà signés par MAMICO.
Pour le ministre nigérien des Mines, « la véritable performance minière se mesure à ce que le pays devient, grâce à la mine »’, appelant à faire du contenu local « un véritable instrument de transformation économique à travers la formation, le transfert de compétences et le développement d’un écosystème d’entreprises nigériennes autour du secteur minier ».
Madaouela une ressource mesurée et indiquée estimée à 96,9 millions de livres d’oxyde d’uranium U3O8, soit l’équivalent de 37 272 tonnes d’uranium, à une teneur de 1 275 parties par million.
Prenant la parole à son tour, le Directeur général de MAMICO SA/GoviEx, Hoskins Philip Ross, a salué l’engagement du Ministre des Mines et de son équipe, estimant que la signature constitue une étape importante pour Atomic Eagle et la République du Niger.
« Madaouela un vaste projet d’uranium non exploité à haute teneur, susceptible de devenir un contributeur important et durable à l’économie nationale, notamment à travers la création d’emplois, les redevances, les recettes fiscales et le développement des communautés locales »a-t-il estimé.
BB (www.nigerfocus.com)
