
La nouvelle taxe sur les transferts d’argent a occupé les débats au Niger. C’est pourquoi le Directeur général des impôts est sorti pour donner des explications.
Nigerfocus le 15 janvier 2026 – « Un taux de 0,5% sur les dépôts effectifs et transferts de compte à compte d’un montant supérieur ou égal au plafond fixé par la Banque centrale, c’est-à-dire 2 millions de francs CFA », a expliqué ce mercredi 14 janvier, Abdourahamane Malam Saley, Directeur général des impôts lors d’un point de presse.
Le DGI répondait ainsi à la polémique soulevée suite à la publication de l’ordonnance portant loi des finances 2026. Une loi qui prévoit une nouvelle taxe sur le transfert d’argent au Niger. Des spéculations qui se justifient aussi par l’utilisation de plus en plus prononcée des sociétés de transfert d’argent dans le pays.
« Les envois directs de fonds et les transferts autres que ceux faits de compte à compte ne sont pas imposables » a précisé M. Malam Saley indiquant que « les transferts d’un compte à un autre compte ne sont taxables que lorsqu’ils mettent en relation d’affaires deux opérateurs différents ».
Selon lui, les transferts d’un compte à un autre compte ouvert au niveau d’un même opérateur ne donnent pas lieu à la taxation. Ça, c’est la loi qui le dit.
Ce taux est de 5% lorsque le montant du dépôt ou du transfert de compte à compte dépasse le seuil maximum autorisé par la règlementation bancaire.
« A ce niveau, il s’agit donc d’une simple mesure de dissuasion à l’encontre des acteurs qui tenteraient de violer la réglementation bancaire », a martelé le Directeur général des impôts du Niger.
Au Niger, deux sociétés dominent les transferts d’argent. Il s’agit de Nita et de Amana aux côtés des internationales comme Western Union, Wave et opérateurs de téléphonie mobile Airtel, Zamani et Moov.
BB (www.nigerfocus.com)
